
À boutte, à boutte, à boutte!
Quel système de justice de marde!
On nous annonce que le Bourreau de Beaumont, qui avait, dans le milieu des années 90, ébranlé le Québec en entier par la teneur du procès, sera bientôt libre après 14 ans de détention sur une peine de 22 ans à purger. Et oui, on est rendu au deux tiers de sa peine.
Le Bourreau de Beaumont, c’est Paul Gagnon. L’histoire d’horreur la plus atroce au Québec depuis Aurore. Je me rappelle que je lisais les nouvelles me disant que c’était tout simplement incroyable, inimaginable. Les plus jeunes d’entres vous en avez entendu parlé quand son fils, Patrick Gosselin, a publié un livre sur son calvaire en 2008.
Ce jeune homme avait raconté son histoire en détails dans ce troublant livre que je n’ai pas pris la peine de lire. J’ai pas si soif de sang. Mais je vous résume l’histoire…
Battu de la naissance à douze ans par un bourreau d’une cruauté absolue et incroyable à coups de bâton à peinture dès cinq ans, augmentant le volume à mesure que son jeune grandissait, jusqu’à la barre de fer à 8 ans, mieux adaptée pour bien fesser un kid qui, apparemment, a grandit, le bourreau domptait allègrement son plus vieux fils dont au départ, il ne voulait pas. Sa mouman, docile, lui a même fait le plaisir de lui recoudre le crâne après que son tout petit ait tout sali les murs avec son sang qui revolait parce que son poupa fessait un peu trop ardemment avec ses bâtons de hockey. Go Habs go! La douce avait quand même pris soin de le geler avec de la glace avant… Tsé comment c’est attentionné une maman! Patiemment, elle attendait que son tendre époux ait terminé sa besogne et vérifiait si le petit avait besoin de soins. On évite ainsi des longues heures d’attentes à l’urgence…parce que vous savez, notre système de santé va à peu près aussi bien que notre système de justice et ces parents semblaient en être conscients!!! Il a changé de méthode pour le battre en dessous des pieds, de la tite peau molle qui fend moins facilement!
Patrick Gosselin est passé maitre pour faire briller une maison à cinq ans. C’était sa job. Utilisé comme esclave pour les taches ménagères, on lui brûlait les mains jusqu’à ce que la peau se soulève si l’eau n’était pas assez chaude au goût de papa qui semblait adorer monter la température de la tinque. Peut-être qu’il se vengeait parce que ça y coûtait trop cher d’électricité…va savoir!
Tous les matins, on lui badigeonnait la face de pisse avec la couche de son petit frère avant de l’envoyer à l’école. Papa savait que c’était bon pour l’acné. Patrick en a jamais eu. Il avait juste des croûtes causées par l’acidité de l’urine. Faut croire que ça marche!
Quand il était pas fin (vous savez comment c’est les enfants des fois…) on lui faisait faire le piquet, les mains au dos, pour de petites périodes de sept ou huit heures sans eau ni nourriture. Le fin finaud se levait la nuit pour boire dans la toilette et manger de la pâte à dents parce que son père essuyait tout les robinets juste pour être sur d’être obéi. Il avait quand même pensé mettre du bleu à toilette mais ça ou du curaçao…ça se boit!
Paul Gagnon avait creusé un trou déjà tout prêt pour faire régner sa terreur. Son fils se faisait offrir de choisir entre une hache ou un sac de plastique comme outil qui servirait à son exécution dans un futur plus ou moins rapproché à maintes reprises.
Son papa lui a fait croire qu’il était l’enfant du Diable (et il avait raison au moins) et le terrorisait avec des séances d’exorcismes. Bon, c’est assez, vous avez compris qu’il n’était pas un papa cool. Malgré des signalements à répétition, 14 en tout, la DPJ n’interviendra pas (je me passe de commentaires). Le jeune frère de Patrick, Luc, connaîtra une vie semblable, mais un ti peu moins pire mettons. C’est plus tard que Patrick a ouvert sa grande trappe. Au terme du procès, le bourreau de Beaumont écopera de 22 ans de pénitencier.
En 2008, Patrick Gosselin dira ceci : « On m’avisera de la date et je pourrai aller contester sa libération. Je veux qu’il reste en prison le plus longtemps possible parce que j’ai peur. J’ai beau être plus grand et plus fort que lui, j’ai quand même peur. »
Et ben, on est rendu au deux tiers de la peine Pat! Il sort en septembre. On estime qu’il représente toujours un risque élevé de récidive pour un délit violent à long terme et un risque modéré à élever de crime sexuel. Mais c’est normal, nous dit la commission des libérations conditionnelles.
Il aurait fallu que l’équipe de gestion de cas du SCC du délinquant ait des preuves tangibles que l’homme de 52 ans aurait commis un meurtre ou une agression sexuelle grave sur un enfant, avant la fin de sa peine d’incarcération, comme le spécifie l’article 129 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition.
- Cyberpresse.ca
Tu vois ben que c’était pas assez grave. Même si papa se mutile encore régulièrement les organes génitaux et s’étrangle pour son propre plaisir, je crois pas qu’il se réessaie sur toi, pas besoin d’avoir peur. Peut-être qu’un moment donné, il va s’étrangler assez longtemps…comme ta maman qui s’est suicidée y a quelques années. Dieu la garde! Ou il va boire trois quatre gorgées de lave-vitre pis tout sera réglé pour le prochain sur la liste.
Ciboire…
















30 juillet 2011 à 18 h 19 min
Nice blog que trop vrai!
30 juillet 2011 à 18 h 40 min
Bien dit. Ça crie.
30 juillet 2011 à 20 h 10 min
Merci. Les fleurs, ça fait toujours plaisirs…
30 juillet 2011 à 21 h 40 min
Un lien pour mieux comprendre comment marche la libération conditionnelle de cet…merde finie.
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/07/20110730-042353.html
30 juillet 2011 à 23 h 17 min
J’ignorais que le fils du bourreau de Beaumont avait publié un livre sur le calvaire qu’il avait vécu en 2008. Et surtout que son cher papa sera libre au bout de 14 ans sur les 22 qu’il devait purger.
Merci pour le lien. Moi aussi j’aimerais te faire connaître un lien, un blogue tout à fait pertinent. Il est écrit par une criminologue d’expérience. Les Chroniques d’une criminologue est écrit par une femme qui désire surtout remettre des pendules à l’heure quant à notre système de justice et aussi clarifier certains mythes.
31 juillet 2011 à 3 h 13 min
Tabarnac.
31 juillet 2011 à 9 h 38 min
Exactement!
31 juillet 2011 à 10 h 45 min
Bien écrit, bonne recherche, les faits sont justes. Le fils a donné une entrevue à Denis Lévesque au printemps 2008: http://www.injustices.ws/VideoView.php?video_id=11 & http://www.injustices.ws/VideoView.php?video_id=12 Je gage que M.L’opportuniste essaie déjà d’avoir le bonhomme sur son show cet automne…
31 juillet 2011 à 17 h 11 min
La vie des enfants ne vaut plus rien…Sacramant !
2 août 2011 à 13 h 03 min
En lisant le journal de ce matin! Source crédible d’informations puisque ce n’est pas fait sous le couvert de l’anonymat comme je le fais… J’y ai lu que Patrick Gosselin a appris en même temps que moi que son papa serait libéré… Je vais me passer de plus amples commentaires!
4 août 2011 à 23 h 27 min
Je suis d’accord avec toi sauf sur un point: tu sembles penser que la mère prenait plaisir à »recoudre » son fils mais elle était aussi victime de mauvais traitement! Le trou de cul l’a presque battue a mort alors qu’elle était enceinte de son 2e! Si elle lui tenait tête et tentait de protégé ses enfants, toute la famille y passait et avec encore plus de violence…. et les déchets de la société comme le monstre de Beaumont sont tellement de fin manipulateur qu’ils réussissent à démolir toute volonté de leurs proches de se libérés…. Masi sur le fond je suis en parfait accord avec toi! Il représente encore un risque et on le laisse sortir avant la fin de sa peine!! Moi, les cas de ce genre, je leur bâtirais une maison de transition en dessous d’un viaduc…..
5 août 2011 à 10 h 23 min
Jamais, jamais, jamais je ne prétendrai qu’une victime prend plaisir à recevoir un traitement qu’on n’administrerait même pas à un animal. Malheureusement, malgré ça, il m’est impossible de comprendre qu’une mère ne protège pas ses petits qui subissent pire que sa propre souffrance. Qu’elle ne se libère pas elle-même est une chose mais de participer à la destruction d’un enfant m’est inconcevable. Et pour ma part, ce genre d’immondice ne devrait pas avoir le privilège de sortir de son trou (mais on s’entend qu’il n’est pas dans une prison chilienne, c’est déjà un traitement de faveur d’être enfermé au Canada) et je crois pas vraiment aux maisons de transition…bien que j’en connaisse bien peu sur la chose…